Pub, algorithmes, morceaux qui disparaissent, rémunération misérable… les raisons concrètes pour lesquelles un public grandissant revient au fichier MP3 possédé — moi inclus.
Un mouvement discret mais réel
On parle peu du retour du MP3, mais il s'observe : baladeurs, serveurs audio domestiques, bibliothèques achetées ou récupérées. Une partie du public se détourne des plateformes. Je fais partie de ceux-là — 12 000 morceaux sur un iPod Classic, et je n'ai pas envie de dépendre d'un abonnement. Pourquoi ce mouvement ?
La publicité dans l'écoute
Les offres gratuites insèrent de la pub entre les morceaux. L'écoute musicale, censée être un moment, devient un espace publicitaire. Posséder ses fichiers, c'est retrouver l'écoute intacte.
Les morceaux qui disparaissent
Un titre présent aujourd'hui peut être retiré demain à la suite d'un conflit de droits ou d'un retrait d'artiste. Une bibliothèque possédée ne souffre pas de ce défaut : vos morceaux restent.
L'algorithme décide à votre place
Les plateformes poussent ce qu'elles veulent vous faire écouter. Le fichier que vous possédez, vous l'avez choisi. Le retour à l'album, à la playlist faite main, à la bibliothèque triée, est aussi un retour à l'intention.
La rémunération des artistes
Savoir qu'un morceau rapporte une fraction de centime à l'artiste pousse certains à acheter directement chez l'artiste ou en format physique.
La qualité
Le streaming haut débit existe, mais le MP3 320 kbps possédé, bien taggé et lu sur un bon baladeur, tient largement la comparaison à l'oreille.
La possession comme acte
Revenir au MP3, c'est refuser la dépendance à un abonnement et à un réseau. C'est aussi redevenir responsable de sa bibliothèque — et donc de ses tags. QuickTagMP3 existe précisément pour cette transition.


