Jay-Z, Rihanna, Paul McCartney, Andrew Lloyd Webber… les fortunes de la musique viennent rarement des seules ventes de disques. Décryptage des vraies sources de revenus — propriété, catalogue, activités annexes.

Une fortune qui ne vient pas des ventes

Les plus grandes fortunes de la musique ont un point commun : leurs revenus ne proviennent presque jamais des seules ventes de disques. Le disque finance rarement un empire ; le catalogue, les droits et les activités annexes, oui. C'est contre-intuitif, mais c'est comme ça que ça marche.

Les catalogues

La plus grande source de richesse musicale, c'est la propriété des droits. Posséder le catalogue de ses morceaux (ou celui d'autres) génère des revenus à chaque diffusion, chaque sync dans un film, chaque reprise. Les rachats de catalogues à plusieurs centaines de millions de dollars l'ont montré.

Les activités annexes

Rihanna tient beaucoup de ses cosmétiques. Jay-Z de ses investissements. Dr. Dre de Beats Electronics. Andrew Lloyd Webber de ses comédies musicales. La musique est la marque ; le business l'amplifie.

Les tournées

Pour les artistes vivants, la scène reste le premier revenu direct. Une grande tournée rapporte plus que des années de streaming.

Ce que ça nous apprend

La richesse dans la musique se construit sur la propriété (des droits, d'une marque, d'une entreprise), pas sur la seule écoute. C'est aussi un rappel pour l'auditeur : posséder ses morceaux, c'est s'assurer que la valeur de ce qu'on écoute ne dépend pas d'un abonnement qu'on pourrait couper demain.